Projet d’Ecole et Gymnase rue des Bussys / Eaubonne – Réunion du 20/11/2018

Projet d’Ecole et Gymnase rue des Bussys / Eaubonne – Réunion du 20/11/2018

La question du projet d’école (et Gymnase) rue des Bussys est délicate. D’une part, une école est très attendue par les parents du secteur. D’autre part, le projet tel qu’il a été présenté par la Mairie en juin n’est pas acceptable pour les riverains (voir notre compte-rendu de la réunion publique du 23/10/2018).

Les habitants des rues Burgué & Chopin (association ARBC) souhaitent notamment conserver leur voie privée, trouvent le projet surdimensionné par rapport à l’échelle du quartier et auraient souhaité un projet qui serait plus en accord avec les problématiques d’environnement.

Toutefois, suite à nos questions sur le sujet, la Mairie d’Eaubonne a pris l’initiative de nous inviter à en discuter le 20 novembre dernier, ce qui a été l’occasion de répondre à un certain nombre d’interrogations sur ce projet. Vous trouverez ci-dessous le contenu de ces échanges.

Par ailleurs, nous avons été informés qu’un questionnaire avait été mis en ligne par l’association ARBC. Ce questionnaire est disponible sur le lien suivant: https://goo.gl/forms/DgLKwvKgjHByttvS2.  Une réunion sur ce projet avec la Mairie d’Eaubonne et différentes associations aura lieu le 13 décembre. Nous vous encourageons donc à donner votre avis via ce questionnaire d’ici mercredi prochain 12 décembre.

Vous pouvez également laisser des commentaires directement en bas de cet article (commentaires publics) ou nous transmettre vos avis par emails (info@bienvivre-ermonteaubonne.org).

 

Compte-rendu de notre réunion du 20/11/2018 avec la Mairie d’Eaubonne sur le projet d’école rue des Bussys

 

Les besoins du projet : le nombre de classes requis par rapport aux effectifs attendus :

  • Le projet prévoit 8 classes + 2 classes « tampons ». Le cahier des charges comprenait-il à l’origine 8 ou 10 classes ?

La Mairie a confirmé que le cahier des charges comprenait 10 classes. Ceci afin de pallier les problèmes d’augmentation des effectifs dans les autres écoles qui fonctionnent au-delà de leur capacité : dans les écoles actuelles, des salles et locaux qui étaient initialement destinés à diverses activités (comme les salles informatiques, etc.) ont dû être réquisitionnés comme salles de classes. Le nombre de services de cantine a également dû être augmenté (3 services de cantine). L’ouverture de la nouvelle école permettra aux autres écoles de revenir à une utilisation plus « normale » des locaux.

 

  • Selon les informations de la réunion publique du 23/10, à ce jour, 150 élèves traverseraient la voie ferrée. S’agit-il du nombre d’élèves hors école Rabelais ? Les places pour enfants Eaubonnais seront-elles conservées à l’école intercommunale Jean Jaurès à Ermont ?

Le nombre de 150 élèves inclus la soixantaine d’enfants inscrits à l’école Rabelais. A cela s’ajoute une soixantaine de places à l’école Jean-Jaurès pour les enfants Eaubonnais (actuellement 56). Cette école intercommunale étant au maximum de ces capacités, l’idée serait de « libérer » les 60 places d’enfants Eaubonnais prévues dans cette école pour les intégrer dans la nouvelle école rue des Bussys.

L’école ne sera pas forcément réservée aux enfants du « côté sud » de la voie ferrée et sera ouverte à tous (notamment, la proximité de l’école avec la gare peut intéresser d’autres familles).

De plus, le quartier change : le quartier de la gare monte en puissance et des quartiers comme celui de l’Alliance se renouvellent (départs de personnes plus âgées, arrivées de couples avec jeunes enfants…).

Dans un premier temps, les 8 classes prévues (soit au total 240 élèves) permettront de répondre aux besoins. Les deux classes supplémentaires sont destinées à se laisser une marge de manœuvre supplémentaire pour la décennie à venir.

 

Questions générales pour la compréhension du projet présenté en juin :

  • Il y a une « voie de bus » sur les plans. A quoi est-elle destinée ?

Uniquement pour les cars scolaires (sorties scolaires ou autre…)

 

  • Livraisons pour restauration par la rue Mathilde Burgué : en général, vers quelles horaires/à quel moment de la journée les livraisons s’effectuent-elles? Quel type de camion (poids lourd ?)

Il s’agit d’un utilitaire léger comme celui déjà utilisé pour les autres écoles. Les livraisons pour les cantines scolaires sont prévues dans la matinée, en dehors des heures de pointe.

 

  • Salle prévue de 100 m² : quelle sera sa capacité ? Dépendra-t-elle de l’école ou de la Mairie ?

La préfecture demande d’ouvrir un nouveau bureau de vote. Cette salle servira de bureau de vote (service dans le quartier). Elle pourra également permettre d’y accueillir les réunions de conseils de quartier ou d’associations (actuellement, on est obligé d’utiliser les réfectoires).

La salle servira également pour le chant à l’école (activité que la Mairie souhaite développer).

Elle n’a pas pour vocation à être utilisée comme salle de fêtes ou être louée.

 

  • Budget : Coût du projet et financement ?

Le budget est de 14 millions d’euros (avant aménagement). La Mairie étudie comment financer le projet (sans atteindre les limites d’endettement de la commune) : à priori à l’aide d’un financement public communal et d’autres subventions obtenues pour le projet. Aucun financement privé n’est évoqué.

 

Centres de loisirs :

  • Quel est le taux d’occupation actuel dans les centres de loisirs ?

Le taux d’occupation a augmenté de sorte que, cette année, il a été nécessaire de prévoir deux lieux pour le mercredi (Jean Macé et Flammarion).

 

  • Le Val Joli est-il amené à disparaitre comme centre de loisirs ?

Non, il est prévu de continuer le fonctionnement au Val Joli pendant les vacances.

Pour éviter les déplacements, il y a des navettes mises en place mais la Mairie est consciente que cela entraine nécessairement pour les familles des contraintes d’organisation (pour être à une heure précise à l’endroit du dépôt de la navette).

 

Gymnase :

  • Nous n’avions pas de question particulière supplémentaire dans le cas d’un gymnase de type B (30x20m). Nous avions fait un retour à la Mairie sur le fait que le projet avec le gymnase de type C (40x25m) n’était pas acceptable selon nous (notamment compte-tenu du rétrécissement de trottoir que cela engendre mais aussi de la superficie d’une des cours de récréation qui deviendrait insuffisante au regard des recommandations du Ministère de l’éducation nationale).

 

Circulation / Stationnement :

  • Trafic routier : une étude de comptage avait été faite sur la rue des Bussys assez récemment : quel est le nombre de voitures ? sur quels horaires ? A quel endroit précis le comptage a-t-il été fait (avant/après la rue Fiévet ?)

Les élus présents n’ont pas pu répondre et nous renvoient vers la Direction de la Voirie. Aucun comptage concernant la circulation actuelle et prévisionnelle n’a été effectué au regard du projet.

 

  • Pour les parents venant en voiture, la piste concernant l’utilisation des places de stationnement de la piscine, comme « dépose minute » (par exemple sur les horaires d’entrée et de sortie d’école) est-elle toujours d’actualité ?

La Mairie a confirmé que c’était une piste raisonnable et que c’était en discussion.

 

  • Avec ce projet, les parents qui vont s’engager jusqu’à l’école pour y déposer leurs enfants seront obligés de repartir par la gare qui est déjà très encombrée (pas d’autre possibilité pour faire demi-tour). Les rues adjacentes seront probablement utilisées par les voitures pour repartir (rue Blanche Rose, etc.). Y a-t-il des solutions envisageables, par exemple, si la rue des Bussys était à double sens juste devant l’école, cela pourrait-il permettre aux gens de repartir dans l’autre sens?

Selon la Mairie, il est difficile de prévoir la situation de la circulation au-delà de 2021 (date d’ouverture présumée de ce complexe rue des Bussys). L’hypothèse formulée par la Mairie est la suivante : au bout de quelques temps, les parents vont probablement être découragés de prendre leur voiture pour déposer leurs enfants et rechercherons d’autres solutions. Le double sens n’est probablement pas pertinent si l’on veut encourager d’autres modes de circulation.

 

  • Il est probable qu’un certain nombre de parents qui déposeront leurs enfants en voiture laisseront leur voiture dans les rues adjacentes pour aller ensuite à la gare à pied (soit sur les zones bleues en tant que « résidents » d’Eaubonne, soit dans les voies privées).

La Mairie a répondu que le problème du stationnement était complexe et qu’il n’y avait pas de solution. Il n’y a pas de possibilité de faire des places de stationnement supplémentaires.

De plus, selon la Mairie, si 240 élèves sont attendus, cela pourrait représenter environ 80 voitures supplémentaires. La Mairie ne pense pas que ce sont ces 80 voitures supplémentaires le matin et le soir qui auront le plus d’impact sur la circulation dans le quartier. Le flux de voiture va probablement augmenter dans le futur avec ou sans ce projet.

 

  • Nous avons évoqué le fait qu’il est difficile de promouvoir les modes de circulation « doux » s’il n’y a pas les aménagements adéquates : les trottoirs sont généralement trop étroits (pas toujours suffisamment pris en compte dans les projets ou aménagement ?) ce qui n’est pas sécurisant pour les piétons (surtout en présence de jeunes enfants), avec parfois des véhicules qui circulent trop vite. La rue des Bussys reste également dangereuse pour les vélos. Nous avons suggéré à la Mairie de s’assurer, lors de nouveaux projets ou aménagement en général, que les trottoirs aient une largeur suffisante, voire d’intégrer plus de pistes cyclables.

Sur ces aspects, nous avons également évoqué l’idée d’intégrer une piste cyclable, même en terre, à côté du projet de parkings du CDFAS qui rejoindrait et suivrait le rû jusqu’à rejoindre la piste cyclable le long de la D470.

L’idée a suscité de l’intérêt mais il a été répondu que, le long du rû, les terrains appartenaient à différentes villes et propriétaires privés, et que, sur ce secteur, le permis de construire des immeubles côté Sannois avait déjà été déposé et qu’il était peut-être trop tard pour y intégrer cette piste cyclable.

 

Environnement :

  • Pourquoi ne pas faire une étude d’impact environnemental ?

Une étude d’impact environnemental n’est pas obligatoire pour les établissements publics avec cette superficie de terrain (qui n’est pas suffisamment grande). C’est pour cette raison que la Mairie ne l’a pas fournie en dépit de la demande des riverains et des associations.

En revanche, la mairie nous a indiqué qu’elle travaillait actuellement avec une association spécialisée dans la protection des hérissons (« Le sanctuaire des hérissons » à FOUENCAMPS) pour une intervention afin de retirer la petite faune juste avant le début des travaux et la réintroduire dans un autre département.

 

  • Pourquoi ne pas faire cette étude d’impact même sans obligation ? Cela pourrait permettre de faire un inventaire plus précis, et de conserver des données ou informations qui pourraient être utiles pour la compréhension des phénomènes ou évolutions à venir dans le quartier (disparition de certains prédateurs, augmentation d’autres espèces tels que les moustiques…)

Pourquoi se focaliser sur ce terrain en particulier ? Chaque Eaubonnais doit contribuer à préserver ce patrimoine en préservant ou replantant des arbres sur leurs terrains, d’ailleurs, le PLU va dans ce sens avec la conservation de la condition de surface de 60% de pleine terre (quand d’autres services d’états prônent 30%). Des zones naturelles demeurent et restent quant à elles inconstructibles.

En outre, une étude d’impact engendre d’autres actions, il ne suffit pas de compter les arbres abattus mais de les replanter. La question se pose alors de savoir où peut-on replanter les arbres.

La Mairie évoque le Code de l’Environnement. Le terrain préempté ne comporte aucun arbre « remarquable ».

La question est donc posée du dénombrement des arbres abattus pour la construction de ce complexe : « pour un arbre abattu, un arbre replanté »

Nous avons évoqué des zones où ces arbres pourraient être replantés, notamment à l’angle des rues Coudert/Bussys: en effet, la construction Lebail a engendré des dommages au « micro » espace vert situé à cet endroit.

 

Réalisation du projet :

  • Nous avons abordé la problématique de voie privée / voie publique. Etant donné que les résidents de l’ARBC semblent vouloir conserver leur voie privée, serait-il problématique pour le projet de laisser la voie « privée » ?

Il a été proposé aux riverains de mettre des barrières dans la rue aux heures de pointe. La rue est au moins en partie publique (la Mairie serait propriétaire de la moitié de la rue). Si la rue doit rester privée, cela veut dire que l’entretien de la rue et l’éclairage sera à la charge des riverains. Les discussions doivent se poursuivre avec les différentes parties autour de la table.

 

  • L’échéance de septembre 2021 est-elle toujours atteignable ?

Oui, les plans définitifs doivent être finis dans 3 semaines ce qui permettra de déposer le permis de construire fin décembre/début janvier.

 

  • La problématique concernant la chaufferie est-elle résolue ?

La Mairie est en attente de la réponse de la résidente sur la problématique des possibles nuisances sonores (pour la visite de 2 chaufferies en fonction afin de vérifier l’intensité sonore). Par ailleurs, la chaufferie sera décalée dans le projet et non plus accolée à la maison comme prévu initialement.

 

La Mairie indique qu’un article de presse sera publié par le Parisien fin novembre sur le sujet dans la rubrique « Débats ».

(Mise à jour du 10/12/2018: http://www.leparisien.fr/val-d-oise-95/eaubonne-est-il-judicieux-de-construire-un-gros-complexe-scolaire-dans-un-quartier-pavillonnaire-09-12-2018-7964148.php)

 

Une élue avance le fait que si ce n’était pas une école, c’eût été des logements en plus dans le quartier.

 

 

 

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