Réunion de concertation du 23/10/2018 sur le projet de l’Ecole des Bussys

Réunion de concertation du 23/10/2018 sur le projet de l’Ecole des Bussys

Présents :

  • G. Dublineau, Maire d’Eaubonne
  • J. Rousseau, Directeur de l’Urbanisme,
  • M. Charbonnier, Adjointe déléguée à la Solidarité et au Logement
  • A. Jacob, Adjointe déléguée à l’Éducation et à la Communication
  • P. Balloy, Adjoint délégué à l’Urbanisme et au Patrimoine
  • C. Pessoa, Elu délégué à la Vie scolaire.
  • Riverains, association ARBC, représentants de parents d’élèves de l’école Rabelais, Directrice de l’école Rabelais, association « Bien vivre… »

 

Pour rappel, ce projet d’école répond à la hausse des effectifs dans les écoles. Il comprend 10 classes (dont 4 maternelles, 4 élémentaires et 2 classes « tampon » qui pourront être maternelles ou élémentaires selon les besoins). Le projet comprend également un Gymnase, un centre de loisirs (150 places), une restauration scolaire et une salle polyvalente (environ 100m2).

Dans le projet initial présenté le 28 juin dernier, le Gymnase, de type C (40x25m), arrivait à une hauteur de 13,50m (surélevé par rapport à un parking à niveau de rue (image ci-dessous).

Suite aux discussions entre la Mairie et les riverains des rues Mathilde Burgué et Chopin (Association des Riverains rues Burgué & Chopin – ARBC), notamment sur des questions de statut privé/public des voies mais aussi de taille du gymnase, 4 projets ont plus particulièrement fait l’objet de réflexions.

 

Scénario 1 :

Dans ce projet, les parkings (situés sous le gymnase) seraient enterrés ce qui diminuerait la hauteur du gymnase (de catégorie C).

Ce projet a pour inconvénient que le gymnase, alors à niveau de rue, empiète substantiellement sur une partie du trottoir de la rue des Bussys ainsi que sur une partie de la cours de récréation.

De plus, ce projet entraînerait des surcoûts et contraintes trop importantes, notamment liés au terrassement (surcoût d’environ 800 000€ hors cuvelage). Il a donc été décidé d’écarter ce projet.

 

Scénario 2 :

Une partie des parkings disparait pour ramener le gymnase (de type C) à niveau de rue (on passerait de 32 places de parking à 18 places).

Dans ce projet, il n’y a plus de surcoûts liés au terrassement.

En revanche, les inconvénients demeurent concernant la « découpe » du trottoir de la rue et la réduction importante de la cours de récréation : la cours de maternelle serait alors de 560m2 et la cours de l’élémentaire serait de 858m2 (contre 725m2 et 928m2 dans le projet initial).

Note : Cette superficie semble insuffisante au regard des surfaces indiquées par le Ministère de l’éducation nationale (700m2 minimum pour 4 classes de maternelle).

 

Scénario 3 :

Le gymnase, à niveau de rue, serait de type B (au lieu d’un type C) soit de dimensions 20x30m. Ce type de gymnase pourrait alors servir comme terrain d’entrainement pour certaines disciplines mais ne pourra pas accueillir de compétitions. La hauteur du gymnase serait de 7m.

Le nombre de places de parking serait de 18 places.

Ce projet ne présente pas de rétrécissement du trottoir de la rue des Bussys. Dans ce projet, les pièces du centre de loisirs sont conservées et les cours de récréation ne sont pas réduites : la cours de maternelle serait alors de 745m2 et la cours de l’élémentaire serait de 928m2

 

Scénario 4 :

Version similaire à celle du scénario 3 : le gymnase serait ici aussi de type B (au lieu d’un type C) mais avec une hauteur encore réduite (5m).

Ce projet a été abandonné car la hauteur ne serait pas suffisante pour certaines disciplines sportives.

***

Le choix parmi les 2 scénarii restants (projets 2 et 3) doit être effectué quelques jours après la réunion. La majeure partie des personnes présentes à la réunion étaient plus favorables au projet 3 qu’au projet 2.

Toutefois, de nombreuses interrogations et problématiques demeurent avant le dépôt du permis de construire (voir ci-dessous les questions et points soulevés lors de la réunion).

 

Questions soulevées lors de la réunion :

 

Q : dans le projet initial, il y avait un dépose-minute situé dans le parking (environ 10 places). Ces stationnements temporaires, s’ils sont conservés le long de la rue des Bussys, ne vont-ils pas gêner les entrées et sorties des résidents ?

R : Le stationnement sera réglementé et il y aura une gestion des flux faite par un personnel assermenté. De plus, le but est que, avec une meilleure proximité de l’école, les parents déposent leurs enfants par des modes de circulation doux et évitent d’utiliser leur voiture.

Réponse d’un résident : on ne peut empêcher les gens de prendre leur voiture pour des contraintes de travail ou autre.

Q : Le parking de la piscine des Bussys peut-il être ouvert aux parents souhaitant déposer leurs enfants en voiture ?

R : C’est une possibilité qui est envisagée mais qui doit être discutée avec le Syndicat Intercommunal de la piscine des Bussys puisque la piscine et le parking en dépendent (places « protégées »).

Q : Sur le projet, un local technique est accolé au mur de la maison d’une habitante qui s’inquiète du bruit et des nuisances que cela va engendrer. Elle s’étonne de ne pas avoir été contactée par la Mairie et déplore un manque de communication.

R : Ce local est une chaufferie au gaz qui fait peu de bruit. La Mairie se dit prête à la déplacer un peu.

Q : quelle sera la hauteur des clôtures ?

R : Entre 2,5 et 3m en fonction du dénivelé du terrain avec un mur en pierre en périphérie de l’école et une haie végétalisée pour le parking extérieur.

Q : Il n’y a plus d’espaces verts dans le quartier. Un habitant explique que ce terrain est le dernier poumon vert du quartier : il comporte de nombreux arbres et de multiples espèces animales dont des hérissons, des chauves-souris, des pics-verts. Le toit végétalisé ne permet pas de créer de poumon vert qui manque cruellement dans le quartier. L’impact écologique n’est pas non plus suffisamment considéré, s’agissant des arbres et de la faune à protéger. Ces thématiques écologiques auraient pu être reprises par les enfants de l’école avec les espèces et arbres déjà présents, par exemple par des actions pédagogiques avec les enfants autour des hérissons…

Le Président de l’ARBC mentionne que la Mairie ne lui a pas remis son rapport sur l’impact environnemental du projet.

Q : comment seront gérées les eaux de pluies, compte-tenu des incidents connus lors de fortes averses ?

R : Ici le projet ne sera pas en récupération des eaux de pluie mais sur des systèmes en infiltration des eaux de pluie.

Q : Le terrain va être bétonné (3000 m2 de béton). Il ne faudrait pas que cette large surface bétonnée interdise la pénétration d’eau dans le sol. Quels seront les revêtements utilisés ?

R : Les cours de récréation seront faites avec des matériaux qui permettent l’infiltration de l’eau. Par ailleurs, le secteur forme une cuvette et le quartier est le dernier maillon de cette cuvette. Il y aura une attention particulière sur la gestion des eaux.

Q : Quel sera l’impact sur le flux de circulation ? Il y a déjà beaucoup de circulation dans la rue des Bussys qui est d’ailleurs très abimée, notamment par le passage des camions. Avant, la rue des Bussys étaient interdite aux plus de 3,5T.

R : La zone artisanale dépend de l’Intercommunalité. La mairie souhaiterait mener une réflexion autour du réaménagement de la zone artisanale afin de limiter les camions dans cet espace déjà contraint et permettre à d’autres types d’entreprises de venir, comme par exemple des pépinières d’entreprises.

Q : Quel est le calendrier pour ce projet compte-tenu de l’échéance prévue pour septembre 2021 ? En outre, certains riverains soulèvent le fait que ce projet est surdimensionné par rapport aux besoins et à la taille du quartier.

R : Le projet est annoncé pour accueillir les enfants pour la rentrée de 2021. Le projet pouvait être démarré par la Mairie  pour respecter le calendrier mais la Mairie a fait le choix d’en discuter de façon ouverte avec les riverains.

Ce projet a été initié, suite à l’opportunité de reprendre les terrains en 2014 et pour faire face à la croissance démographique très importante ces dernières années, notamment avec la ZAC. De plus, le sud de la ville est dépourvu de service public.

Selon la Mairie, le besoin est de 10 classes (8 classes et deux classes « tampons ») et on est sur un foncier très restreint et très contraint. En effet, les 5 groupes scolaires de la ville arrivent à saturation et sont au maximum de leur capacité physique.

8 classes représentent 240 enfants. On sait que, à ce jour, 150 enfants traversent la voie ferrée pour aller sur Paul Bert. Si on ajoute les futurs enfants de la ZAC, on atteindra ce nombre.

Au niveau du calendrier, si on conserve le projet initial, le planning peut être maintenu. Si un autre projet est décidé, il faut compter 5 semaines de report pour la préparation et le dépôt des pièces du permis de construire du projet modifié.

Le chantier est de 20 mois + 2 mois de préparation. Il faut donc que les entreprises soient décidées durant l’été 2019 sachant que l’on est sur des marchés publics (avec consultation). Si l’on veut conserver le délai pour la rentrée 2021, cela veut dire que le permis de construire doit être déposé au plus tard en décembre (5 mois d’instruction pour le permis). En tenant compte des 5 semaines de modification des plans pour le dépôt du permis de construire, il faut donc que le projet soit décidé dans les jours qui suivent la réunion.

Q : Pourquoi ne pas avoir construit l’école directement sur Rabelais ? La circulation y est plus facile et il y a plus d’espace.

R : Ceci tient à la révision du PLU et aux règles de constructibilité. Afin d’avoir ce PLU, il fallait des contreparties. En effet, l’Etat impose des zones à forte urbanisation autour des équipements publics, les zones autour des gares étant prépondérantes (zones d’accroissement de +15% autour des gares). Le terrain (6000 m²) serait sinon passé en densification.

Q : Dans ce cas, sur quels terrains devra être augmentée la population ?

R : Le projet Promogim rentre dans ce périmètre. On a jusqu’à 2030 pour faire état de ces évolutions. Le souhait est aussi de ramener des emplois sur la ville pour compenser l’augmentation de population.

Q : La fonctionnalité des classes a été abordée. L’équipe enseignante sera-t-elle consultée pour cette fonctionnalité dans l’école ?

R : Pour cette première phase du projet, le cabinet d’architecte avait fait une étude auprès d’un panel d’enseignants ou d’associations de parents d’élèves. Dans la deuxième phase du projet, lorsque le cadre relatif aux bâtiments sera fixé, l’aménagement sera travaillé avec l’actuel corps enseignant et l’association de parents d’élèves.

Q : Il est indiqué, notamment dans le PLU, que Eaubonne a l’équipement sportif le plus fort du Val d’Oise. Un gymnase de type C n’est donc pas nécessaire. Jusqu’à quand et comment la mairie va-t-elle recueillir les avis pour faire un choix sur les deux projets ?

R : Il faut des retours le plus rapidement possible. La Mairie demande un retour sur les projets présentés jusqu’au lundi 29 octobre.

Q : le calendrier étant très contraint maintenant, comment vont être traitées les autres questions qui demeurent sur le projet tels que la gestion des eaux de pluie, la question du centre de loisirs pendant les vacances scolaires, la salle polyvalente ?

Les riverains de l’ARBC soulignent que, même s’ils auraient souhaité un projet plus écologique, ils ne sont pas contre un projet d’école. Ils indiquent toutefois qu’aucune compensation ou dédommagement ne leur est proposé par la Mairie. A défaut de pouvoir résoudre certaines questions et dans le cas où le projet serait déposé en l’état, l’ARBC fera un recours ce qui bloquerait le projet.

Notamment, la question du centre de loisirs pendant les vacances scolaires n’est pas résolue. Pour les riverains de l’ARBC, un centre de loisirs génèrera beaucoup de nuisances sonores. Un centre de loisirs dans un espace aussi restreint est rejeté par les riverains, pour les vacances scolaires.

De plus, pour l’ARBC, les voies Burgué et Chopin sont privées tandis que la Mairie les considère comme publiques. Cette problématique n’est pas non plus résolue.

Les riverains de l’ARBC reprochent à la Mairie de ne pas avoir fait beaucoup de propositions et le manque de communication, notamment trop peu d’information pour annoncer les réunions (juin et octobre).

R : Selon la Mairie, une partie de la rue Burgué est privée et une partie est publique. Si des procédures juridiques sont engagées, les aménagements ne pourront être faits ce qui impactera aussi les riverains. Les procédures peuvent être engagées à partir du dépôt du permis de construire.

Une proposition de rétrocession des parties privées a été faite par la Mairie avec aménagement de la rue Burgué pour éviter des stationnements intempestifs, par exemple : réglementation du stationnement en durée limitée avec macaron pour les résidents, fermeture de la rue à certaines heures, lors des entrées/sorties d’écoles (Question: mais comment les riverains pourront-ils sortir de chez eux ?).

Le Maire parle d’un partenariat gagant-gagnant. Si la voirie (privée) est rétrocédée à la Mairie, il y aura réaménagement de la voirie.

En ce qui concerne la question du centre de loisirs, à ce jour, il n’y a pas de centre de loisirs au sud de la ville et les parents sont obligés de traverser les voies ferrées pour y emmener leurs enfants avec le trafic routier qui existe. La mairie invite les riverains inquiets à venir estimer les nuisances sonores dues aux centres de loisirs existants.

Q : Le problème est que les riverains n’ont actuellement pas de visibilité sur le stationnement dans cette rue. Malgré les panneaux à l’entrée de la rue, il est difficile de faire respecter le stationnement.

L’éventualité de places de parkings réservés aux riverains a aussi été évoquée mais selon la Mairie, cela impose de revoir de façon globale certains sujets dans le quartier et l’impact de l’équipement. Le stationnement en zone bleue est également évoqué.

Q : Quelle sera l’utilisation de la salle polyvalente ? Quelle sera sa capacité ?

R : Elle a pour vocation d’être utilisée par l’école en journée par exemple comme salle pour la musique (théme encouragé par l’Education Nationale). Elle ne sera pas utilisée en location pour des fêtes compte-tenu de son emplacement dans l’école. En revanche, elle pourra éventuellement être utilisée par des associations (réunions associatives…), comme bureau de vote, pour le conseil de quartier, etc. Un règlement intérieur pourra être établi.

Q : Il n’y a déjà pas beaucoup d’espaces verts pour les enfants. Pour le confort des enfants, ne serait-il pas plus pertinent de laisser les enfants au centre de loisirs de Flammarion  ?

R : Un accueil de loisirs manque au sud de la ville et ceci afin d’éviter un flux de circulation dans le nord. De plus, l’accueil à Flammarion arrive également à saturation. Il sera nécessaire de faire un nouveau centre de loisirs.

Q : Comment vont passer les camions pour les travaux ? C’est déjà compliqué pour le projet Promogim à l’angle de la Chaussée jules César et de la rue du Général Leclerc…

R : A la différence du projet Promogim, il n’y a pas de terrassement nécessitant l’évacuation d’un nombre important de m3 de terre.

 

 

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