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Eaubonne, le 2 juin 2009
Ces compléments d’observations de l’association portent sur :
1- Les problèmes de stationnement.
2- Les problèmes de circulation.
3- Le traitement des déchets.
4- La protection de l’hygiène dans le quartier.
5- Les commerces et activités du futur quartier.
6- L’implantation de services publics
7- L’architecture des immeubles.
8- La mise à disposition d’espaces pour les jeunes.
1- Les problèmes de stationnement :
Le dossier ne contient pas la synthèse du nombre de places de stationnement qui seront disponibles dans le nouveau quartier.
On peut relever en effet :
que rue du Gal Leclerc, le nombre limité de places de stationnement (voire l’absence de places entre la rue Condorcet et la Chaussée Jules César qui ne sont plus mentionnées) constituera un handicap certain à la fois pour les commerçants (besoins propres et livraisons) et les habitants du quartier accueillant parents et amis. que s’agissant des commerçants, il conviendrait de préciser s’ils disposent de places de parking en sous sol : - c’est certain, s’ils possèdent un logement dans l’immeuble, puisque les normes prévues s’appliquent par logement. - ce l’est moins, si ce n’est pas le cas, et il convient de le savoir. - pour le personnel qu’ils emploieront, il semble en revanche, que rien ne soit prévu.
qu’au recensement du nombre de places disponibles au final, il y aura une perte de 241 places résultant de la réduction de 348 à 107 du nombre de places du parking des Bouquinvilles, apparemment sans compensation d’aucune sorte, (le parking en sous-sol du supermarché devant en principe être réservé aux clients de ce dernier)
2- Les problèmes de circulation :
remarque : la nouvelle voie prévue entre la rue du Gal de Gaulle et la rue du Professeur Dastre sera à sens unique et débouchera sur la rue du Gal de Gaulle elle-même à sens unique. L’association insiste sur la nécessité de définir un plan de circulation pour l’ensemble du quartier et demande à y être associée. on peut estimer que la circulation rue du Gal Leclerc restera difficile. La création d’un "parking d’incitation" dit du Luat au nord d’Eaubonne devrait avoir un double avantage - réduire la circulation dans la rue du Gal Leclerc
- faciliter les problèmes de stationnement à condition que son utilisation puisse s’accompagner de mesures suffisamment attractives pour dissuader les automobilistes d’utiliser leur véhicule pour se rendre dans le quartier de la gare L’association estime que ce projet promis à plusieurs reprises par les élus, ne doit être en aucun cas abandonné.
3- Le traitement des déchets :
L’association voudrait que le projet envisagé particulièrement innovant, d’implantation de bornes enterrées sous les trottoirs pour recueillir les déchets, soit davantage explicité.
4- La protection de l’hygiène du quartier
Le quartier est aujourd’hui un important lieu de passage avec l’existence de la gare SNCF et de la gare routière. Demain avec son extension, on peut s’attendre à une augmentation du trafic voyageurs, donc à une fréquentation beaucoup plus importante des lieux publics.
En matière d’hygiène apparemment, seul un strict minimum a été prévu : des toilettes réservées aux aux personnes possédant un "pass navigo" seront à la disposition des usagers de la gare. L’association estime cela insuffisant et demande qu’en concertation avec les riverains du quartier, les élus et les responsables des sociétés de transports urbains de la gare routière, des toilettes publiques sécurisées soient installées, dans un lieu à déterminer d’un commun accord.
5- Les commerces et activités du futur quartier. (activités d’entreprises et activités libérales) :
Le dossier ne permet pas de situer de façon précise l’implantation des commerces par tranches de réalisation.
Le maintien du supermarché pendant les travaux de la tranche 1 n’apparaît pas clairement dans ce dossier (cf p.146) bien que des assurances aient été fournies par ailleurs, à différentes reprises.
Dans le projet présenté, il est estimé que les commerces devront compter davantage sur une clientèle de passage plutôt que sur une clientèle de proximité. On peut mettre en doute cette affirmation en raison du fait que ce seront 800 logements qui seront réalisés, soit entre 2000 et 3000 habitants qui résideront dans le quartier, qui verra en outre y travailler un nombre important de personnes venant de l’extérieur. L’approche des besoins qualitatifs et quantitatifs du projet en matière de commerces n’est pas pour le moins convaincante.
L’association estime que pour soutenir l’implantation des activités économiques souhaitées, la présence d’un hôtel deux** (de type ETAP ou IBIS par exemple) et d’une restauration de convivialité (de type grill par exemple) dans le quartier sont nécessaires.
6- L’implantation de services publics.
L’association souhaite en particulier, le transfert du bureau de poste situé à l’heure actuelle 2 rue Raoul Dautry à Ermont, peu fréquenté parce que excentré par rapport aux lieux de passage, dans le périmètre immédiat de la gare. Cette implantation constituerait un service qui est attendu et demandé par les usagers de la gare et du quartier et un avantage pour La Poste qui verrait son trafic augmenter. L’association espère que le projet en cours à la direction départementale de La Poste, puisse se concrétiser.
7- L’architecture des immeubles.
Alors qu’on annonce comme imminent le dépôt des premiers permis de construire, l’association, qui attache une grande importance à l’architecture des immeubles, renouvelle sa demande d’être associée aux choix architecturaux qui seront faits ou du moins en être informée à temps pour pouvoir donner son avis et réagir utilement.
8- La mise à la disposition d’espaces pour les jeunes.
Le quartier comporte dans son périmètre immédiat trois établissements accueillant un nombre important d’adolescents :
Le lycée professionnel Ferdinand Buisson à Ermont (670 élèves),
Le CFA situé dans la même rue, 18 rue Ferdinand Buisson qui est un centre de formation d’apprenti du bâtiment. (568 élèves)
Le CFA de la Chambre des métiers et de l’artisanat du Val d’Oise situé 18 rue des Bouquinvilles à Eaubonne, centre de formation pour la coiffure, l’esthétique et les métiers du commerce ( 850 apprentis en alternance)
Aujourd’hui de nombreux jeunes de ces établissements se retrouvent à midi dans le quartier, achètent leurs sandwichs ou leurs plats préparés et leurs boissons dans les points de vente et points chauds existants et s’installent dans des endroits souvent peu appropriés pour prendre leur repas.
Il s’agit pour eux, qui sont des adolescents et non plus des enfants, de pouvoir sortir un moment du milieu scolaire et profiter d’un espace de liberté. Les responsables des établissements sont eux-mêmes conscients de ce besoin. L’association a reçu malheureusement à plusieurs reprises des doléances de riverains qui se sont plaints de l’état dans lequel ces adolescents laissaient les endroits où ils s’étaient installés pour leur repas de midi.
Le nouveau quartier disposera d’espaces publics conséquents. Il ressort de l’étude du dossier, que rien apparemment, n’a été prévu en faveur de ces adolescents pourtant nombreux, qui semblent avoir été complètement ignorés, alors même que le quartier est aussi le leur, puisqu’ils le fréquentent quotidiennement. L’association s’est fixée pour mission de réussir le succès de la réalisation du quartier de la gare. Pour elle, il n’est pas envisageable que les jeunes ne s’y sentent pas intégrés et aient le sentiment qu’ils en sont rejetés et comme aujourd’hui, considèrent qu’ils sont étrangers à un quartier fait pour d’autres et qu’ils n’y ont pas leur place. Elle souhaite fortement que des espaces adaptés, si possible abrités et qui soient des petits lieux de convivialité, puissent être mis à leur disposition pour qu’ils puissent s’y retrouver et y prendre leur repas de midi. (l’îlot des Bouquinvilles ne devrait pas à ce titre être oublié).
Une telle mesure qui ne devrait pas nécessiter d’investissements très importants, aurait l’avantage d’éviter peut-être des rassemblements sauvages dans des endroits peu adaptés, par exemple dans le hall de la gare où des jeunes se rassemblent quelquefois et suscitent des critiques de voyageurs. Il serait alors possible d’exiger d’eux une certaine discipline, qu’ils seraient certainement prêts à accepter, notamment en matière de propreté, ce qui est difficilement possible aujourd’hui, alors qu’ils n’ont pratiquement pas d’espaces où se retrouver.
L’association propose qu’une étude soit menée pour confirmer ou pas le bien fondé et la faisabilité de la proposition et sa mise en œuvre, en concertation entre les élus, l’aménageur, les directions des établissements scolaires concernés et les représentants des élèves.
Des membres du conseil d’administration de l’association ont eu les années passées, sur d’autres sujets, plusieurs contacts, notamment avec la directrice du CFA d’Eaubonne. Certains, ont par leur profession passée, une très bonne connaissance du milieu enseignant. S’ils ont l’accord des élus, ils sont prêts à s’engager dans une démarche de concertation avec les parties prenantes, dans l’étude de cette proposition.
Eaubonne, le 9 juillet 2009
Monsieur le commissaire enquêteur,
Dans le cadre de l’enquête publique relative au projet d’aménagement du quartier de la gare d’Ermont-Eaubonne, l’association "Bien Vivre dans le Quartier de la Gare d’Ermont-Eaubonne" souhaite vous aviser des points suivants :
Considérant que la grande majorité des nouveaux logements seront construits au Nord de la Gare et compte tenu de la présence du pôle scolaire Jean Jaurès de ce côté, l’association estime que la crèche intercommunale qui sera créée sur le quartier doit être située au Nord de la gare et de préférence le plus près possible de l’école Jean Jaurès.
Son implantation non loin de l’école permettra par exemple aux familles ayant un enfant scolarisé et un autre qui n’est pas en âge de l’être (cas qui peut être fréquent chez les jeunes couples) d’éviter deux trajets, l’un pour conduire l’aîné à l’école et l’autre le bébé à la crèche à l’extrémité du quartier.
La réalisation de la crèche à proximité des lieux principaux d’habitation aura par ailleurs l’avantage de limiter les déplacements et en conséquence les encombrements de circulation liés à l’accompagnement des enfants, qui se ferait très certainement pour l’essentiel en voiture aux heures de pointe, dans une crèche excentrée et située au sud du quartier. Le trafic déjà très dense à proximité immédiate de la gare, qui en serait le lieu de passage obligé, n’a pas, à notre avis, besoin d’être aggravé, au moment où les élus cherchent des solutions pour en réduire les méfaits.
L’association se pose en outre la question de savoir pourquoi il est possible de réaliser une crèche dans un immeuble au sud du quartier et que cela ne le serait pas dans un immeuble à proximité de l’école Jean Jaurès. Elle estime que l’intérêt des familles qu’elle défend, doit prévaloir sur toute autre considération conduisant à un choix différent de celui que sont en droit d’attendre ces familles.
Le projet mentionne la création de logements, de commerces, de locaux d’activité, d’espaces verts, mais qu’en est-il des activités sociales et de loisirs à destination des adolescents ou des plus anciens ?
Les 2000 personnes supplémentaires ainsi que les habitants actuels seront très intéressés par la présence dans leur quartier de lieux de rencontre ou d’animation culturelle afin de créer ou maintenir un tissu social propre à donner une vie à ce quartier. Quels sont les projets du maître d’ouvrage et de l’aménageur à ce sujet ?
Ces deux points, outre ceux qui vous ont déjà été soumis, sont pour l’association, essentiels à la qualité de vie du futur quartier. Elle souhaite que vous les preniez en compte dans les avis que vous serez conduit à émettre sur le projet.
Eaubonne, le 17 juillet 2009
Monsieur le commissaire enquêteur,
Dans le cadre de l’enquête publique relative au projet d’aménagement du quartier de la gare d’Ermont-Eaubonne, l’association "Bien Vivre dans le Quartier de la Gare d’Ermont-Eaubonne" souhaite vous aviser des points complémentaires suivants :
Un projet de classes préparatoires a été évoqué pendant la réunion publique du 6 juillet 2009. L’association demande qu’une réflexion, à laquelle elle souhaite être associée, soit menée sur l’installation possible de ces classes préparatoires dans le périmètre du lycée Ferdinand Buisson de manière à pouvoir utiliser les infrastructures existantes et disposer des services d’administration, de restauration et de surveillance déjà en place.
L’association rappelle par ailleurs avoir déjà indiqué que si la crèche venait à être implantée à un autre endroit que sur le parking des Bouquinvilles initialement retenu, les surfaces ainsi libérées sur cet îlot devraient être utilisées pour réduire le nombre et la hauteur des logements prévu à cet emplacement.
Après l’avoir déjà fait remarquer lors de l’examen des PLU, l’association réitère son incompréhension sur la limitation du stationnement à 1,5 places par logement alors que la limite dans d’autres quartiers est de 2. Cela nous semble devoir contribuer à engorger le stationnement futur dans le quartier, et à favoriser le stationnement sauvage tel qu’il existe actuellement.
Concernant le lot destiné à être réalisé en premier, nous persistons à penser que la présence des nappes phréatiques à une faible profondeur ainsi que différentes canalisations est de nature à provoquer une gêne voire davantage pour les habitations voisines. Nous demandons donc que soient étudiés tous les moyens permettant d’éviter une inondation de ces riverains et notamment ceux situés rue Alfred de Musset. Un drain pourrait être une solution.
Sur ce premier lot est prévu la création de parkings souterains jouxtant les propriétés situées rue Alfed de Musset, ce qui aura plusieurs conséquences négatives pour leurs habitants :
— risque d’endommagement du système racinaire des grands arbres situés en bout des propriétés,
— nuisances sonores, visuelles et de qualité de l’air causées par la présence de plusieurs sorties d’aération de ces parkings.
Nous demandons donc que l’aménageur réfléchisse et propose des solutions visant à réduire ces nuisances au minimum pour les riverains concernés de manière à faciliter l’intégration de ce nouvel ensemble dans le tissu pavillonnaire existant.
Contrairement à ce qui a été annoncé à de multiples reprises au cours des différentes réunions publiques, l’opération financière n’est pas vraiment équilibrée puisque le total des acquisitions foncières s’élève à 33M€ alors que le contrat avec Nexity prévoit la vente de ces terrains pour un montant de 25M€. L’association s’étonne de cette différence et exprime son inquiétude sur la possibilité qu’un tel déficit empêche le projet d’être mené à son terme et dans les délais prévus.
Ces points supplémentaires, outre ceux qui vous ont déjà été soumis, sont pour l’association, essentiels à la qualité de vie du futur quartier. Elle souhaite que vous les preniez en compte dans les avis que vous serez conduit à émettre sur le projet.