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Eaubonne, le 14 mai 2009
Les observations de l’association portent sur :
1. Les problèmes de forme relevés,
2. La mention de la compatibilité PLU/ZAC,
3. La nature des sols,
4. L’écoulement des eaux et leur canalisation,
5. La circulation et le stationnement,
6. Les nuisances sonores,
7. La réalisation des constructions.
1-Les problèmes de forme relevés :
L’association regrette que le dossier n’ait pas été mis à jour et se réfère à des projets et des photos datant des années passées et qui ne donnent pas une représentation exacte de la situation actuelle. A part quelques documents, peu d’entre eux portent une référence (date de création, indice de modification, mis à part les documents fournis par les bureaux d’études extérieurs) Cette situation est extrêmement gênante, car il est impossible de savoir à quelle date les documents ont été arrêtés, c’est le cas des plans parcellaires. Il est impossible de savoir ce qui a été incorporé par rapport au document d’origine. On a pu relever, par exemple, le cas de l’enfouissement des câbles EDF dans l’îlot des Bouquinvilles à Eaubonne, dont il est mentionné qu’il est prévu en 2007, alors que cet îlot a fait depuis son projet d’origine, l’objet de nouveaux réaménagements (il est vrai que le maître d’ouvrage a subi des retards non prévus dans le calendrier des travaux)
2- la mention de la compatibilité PLU/ZAC
Dans le dossier de DUP, il est indiqué que les modifications du PLU d’Ermont portent uniquement sur les documents graphiques (cf :§ F2.3). On peut en déduire que le règlement du PLU d’Ermont en vigueur à ce jour, n’a subi aucune modification pour ce qui concerne la zone U5 du secteur de la gare d’Ermont-Eaubonne.
3- La nature des sols
La référence à la nature des sols qui revient dans plusieurs documents du dossier, semble montrer sa fragilité due à sa composition. Pour s’en convaincre, il faut savoir que les maisons construites à la fin du 19ème siècle ont un sous sol peu profond. Bien que les techniques de construction aient évolué et que l’on puisse supposer que des études de sols ont été faites, la nature des terrains ne sera certainement pas sans poser quelques difficultés. L’association voudrait être rassurée, en ayant notamment la possibilité d’obtenir tout document utile sur ce point
4-L’écoulement des eaux et leur canalisation :
Les données contenues dans le dossier ne semblent pas correspondre aux annonces faites lors de la réunion publique de concertation qui a eu lieu à Ermont le 27 avril 2009 et au cours de laquelle, il a été précisé que le Ru était complètement canalisé, ce qui n’apparaît pas explicitement dans le dossier.
Le captage des eaux de ruissellement souterraines laisse entrevoir des difficultés de construction : pompage durant les fondations et cuvelage. Est-ce que les précautions utiles sont prévues par les promoteurs pour éviter les dommages que les opérations de pompage pourraient causer aux propriétés des riverains. (plusieurs cas de dommages occasionnés par des opérations similaires ont été constatés les années passées dans des quartiers limitrophes)
Il semble également à l’examen du dossier, que le transport des eaux usées et des eaux pluviales obligera notamment les promoteurs à revoir les diamètres des canalisations, à séparer les conduites et à les déplacer en fonction des constructions, ce qui ne sera pas certainement, sans engendrer une gêne supplémentaire au niveau des travaux
Les mesures faites sur la nappe phréatique, qui est peu profonde, datent de plusieurs années. Rien n’indique que des mesures récentes aient été effectuées.
L’association souhaite que dans le cadre des procédures de référés préventifs envisagées par l’aménageur Nexity et ses promoteurs, les cotes actuelles soient relevées sur les terrains jouxtant la ZAC, estimant qu’à moyen ou long terme, une montée du niveau des eaux risque d’occasionner des inondations dans les jardins et les caves des maisons riveraines. Elle pense, selon également des avis qu’elle a pu obtenir par ailleurs, que ce risque est important.
L’association se demande s’il existe un schéma d’aménagement et de gestion des eaux applicable au secteur et si oui, souhaite en prendre connaissance.
5- La circulation et le stationnement :
Dans les deux projets d’aménagement concurrents il avait été indiqué que la rue Condorcet devenait le seul axe débouchant sur la rue du Gal Leclerc, ce qui risquait de créer une saturation de cette dernière rue et un blocage du couloir réservé aux transports en commun rue du Gal Leclerc. Aucune solution permettant de remédier à ce problème, n’est évoquée dans le dossier.
Pour fluidifier la circulation, notamment le matin, rue du Gal Leclerc, il est préconisé de répartir différemment la durée des feux tricolores, carrefour chaussée Jules César et carrefour rue des Callais, en augmentant la durée des feux verts sens nord sud. Cette mesure supposée efficace, devrait à notre sens être expérimentée et instaurée dès à présent, si cette expérimentation est concluante.
La rue du Gal Leclerc est prévue à 3 voies avec parkings sur sa partie basse comprise entre la rue du Gal de Gaulle et la rue Condorcet, au-delà et en remontant, les diagrammes du dossier ne font plus apparaître la présence de places de stationnement qui pourtant existent à l’heure actuelle. Ces dernières sont-elles destinées à être supprimées alors qu’elles sont d’une très grande utilité, selon les commerçants riverains ?
La création d’une nouvelle voie entre la rue du Gal de Gaulle et la rue du Professeur Dastre, va modifier sensiblement les itinéraires de circulation dans le secteur concerné. L’association souhaite être associée à la définition du nouveau plan de circulation qui sera nécessaire et qui aura un impact sur le trafic des rues existantes et en particulier sur celui de la rue Alfred de Musset.
6-Les nuisances sonores :
Un chapitre décrit les mesures de bruit et son impact sur les constructions existantes et à venir. Sur les constructions existantes et sur la base des calculs prévisionnels effectués, le différentiel sera inférieur à 2db et il est indiqué, qu’en conséquence, aucune mesure ne sera effectuée. L’association demande qu’une étude acoustique soit effectuée avec des relevés au fur et à mesure de l’avancement des travaux pour confirmer la pertinence du calcul théorique
7-Les réalisations immobilières :
D’une façon générale, il semblerait que les critères retenus en matière de construction s’agissant en particulier de l’épaisseur des murs et des cloisons, soient des critères minima au regard des normes légales. L’association se préoccupe de la qualité des immeubles, de leur aspect architectural, des revêtements retenus et de leur résistance au vieillissement. Elle souhaite que les fenêtres soient d’une taille appropriée privilégiant l’esthétique et que les portes d’entrée des immeubles, des espaces communs et des appartements, soient suffisamment larges pour faciliter l’accès des PMR et leur faciliter la vie.
L’efficacité énergétique des bâtiments paraît très peu explicitée et rien n’est dit sur sa conformité aux normes applicables, alors que le Grenelle de l’environnement les a rendues plus contraignantes.
Dans le projet Nexity (projet A), il a été indiqué que le projet architectural était à reprendre, car l’aspect des immeubles avait un caractère très répétitif et massif. Rien n’indique que cette observation a été prise en compte.
La nouvelle voie projetée en première tranche, entre la rue du Gal de Gaulle et la rue du Professeur Dastre comportera des immeubles R+6 et sera orientée nord-nord-est. Elle risque de ne pas présenter un aspect le plus attrayant qui soit (clarté et température) Il est à remarquer que le jardin public sera situé entre deux rangées d’immeubles R+6 et risque de ne pas bénéficier d’un très bon ensoleillement, de la même façon que les appartements qui seront situés dans les premiers étages d’une partie desdits immeubles. .
Aucun élément du dossier ne permet de s’assurer que l’enfouissement des réseaux de l’ensemble du quartier est réalisé ou mis en attente.
S’agissant de l’îlot des Bouquinvilles à Eaubonne, l’association fait part des observations suivantes :
1- la possibilité de réaliser ailleurs (hors ZAC) la crèche prévue à cet emplacement, a été évoquée lors de la réunion publique du 27 avril. Il conviendrait donc, si tel est le cas, de revoir les hauteurs des immeubles qui avaient été majorées pour compenser cette implantation de la crèche, en raison des surfaces gagnées à l’occasion de ce transfert.
2- le lotissement de cet îlot ne doit pas conduire à sacrifier les arbres existants qui devraient être dans toute la mesure du possible conservés.
3- elle se demande si une étude du niveau de la nappe phréatique a été effectuée dans cet îlot et si les parkings prévus en sous sol nécessiteront un cuvelage.
4- l’examen de la répartition des logements sociaux sur la ZAC avec 1500 m2 sur un total 6500 m2, laisse apparaître que cet îlot comporterait plus de 20% de logements sociaux pour une moyenne de 10% prévue sur l’ensemble de la ZAC.