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Avis de l’association sur le PLU d’Ermont

ETUDE DE L’ASSOCIATION « BIEN VIVRE DANS LE QUARTIER DE LA GARE D’ERMONT-EAUBONNE »

Objet : consultation des personnes publiques et associées dans le cadre du PLU

L’objet de notre association, comme le rappelle l’article 1 de nos statuts, est « d’étudier tous les moyens visant à garantir ou améliorer le cadre de vie et la protection de l’environnement pour les résidents, commerçants et artisans du quartier de la gare d’Ermont Eaubonne, en intercommunalité entre les villes d’Eaubonne et d’Ermont ».

C’est dans cet esprit que nous avons collectivement étudié le PLU et que nous vous faisons suivre nos avis et commentaires sur ce document qui engage l’avenir de la commune d’Ermont et par là même l’avenir de notre quartier.

1) SPECIFICITE DU QUARTIER AU REGARD DE LA COMMUNE

Avec le PADD et le PLU, la commune réfléchit actuellement sur son avenir à moyen terme. Dans cet esprit, la mise en place de la concertation en amont et les ateliers promenades furent des bonnes initiatives.

Nous comprenons bien le caractère particulier du quartier de la gare et l’adaptation nécessaire des données du PLU, ce qui explique un zonage spécifique.

Mais nous souhaitons, au nom de la qualité de vie future, que les impératifs environnementaux en vigueur sur l’ensemble de la ville d’Ermont, s’appliquent également pour ce quartier.

2) DENSIFICATION :

Les nouvelles options réglementaires choisies sur le territoire de la commune telles que la disparition des minimum parcellaires permettant une certaine densification, l’exigence d’une bande constructible stricte de 20 mètres évitant le risque de parcellisation abusive et enfin la disparition du COS entraînant des critères de constructibilité liées aux caractéristiques du terrain et non plus à sa seule superficie permettront une certaine souplesse selon les termes du projet.

Cependant, nous restons vigilants sur cet aspect estimant que, s’il faut faciliter la possibilité pour un propriétaire d’agrandir son pavillon ou d’ajouter une construction annexe, ces mesures ne doivent pas sur densifier la commune d’Ermont qui à notre avis est arrivée à saturation.

En particulier, pour la règle de non constructibilité au delà des 20 mètres, il nous semble qu’il faut imposer une entrée principale comme base de calcul pour ne pas densifier des terrains qui ont plusieurs entrées, comme c’est le cas rue des Faillettes et rue du Grand Grill.

La rédaction du document permet toutes les interprétations allant de la volonté de limiter la densification à la nouvelle souplesse laissée au propriétaire de construire.

La ligne directrice pour les décennies à venir n’est pas très visible.

3) ESPACE VERTS :

Le projet prévoit de consacrer 40 % maximum d’une parcelle au bâti. Comment appliquer cette répartition surface naturelle / surface bâtie dans le cadre du renouvellement du quartier ?

L’environnement naturel sur la commune d’Ermont est dû, pour une grande partie, aux jardins et espaces privatifs des habitants.

Si nous comprenons la volonté de la commune de préserver ce poumon vert issu des propriétés privées pour le bien être de tous, nous ne comprendrions pas que cette volonté ne soit pas affirmée dans le cadre du réaménagement global d’un quartier, projet relevant de la municipalité.

D’où notre volonté de maintenir un espace vert important (squares ou parcs) dans le projet d’aménagement du quartier et de ne pas transformer l’espace actuel de l’îlot du stade en îlot d’activités économiques. Certes, Val et Forêt a réduit cet espace.

Nous demandons que la parcelle U 6 (au sud de la parcelle U 4 le long de la voie ferré), devienne définitivement une parcelle N ; ce qui permettra aux habitants et usagers du quartier de conserver un espace propice à la détente et au sport.

4) ATTRACTIVITÉ DU QUARTIER

Une des exigences de ce projet est de réaffirmer l’attractivité du centre ville, de ne pas démultiplier les services dans les quartiers secondaires et donc en conséquence d’améliorer le réseau urbain en particulier par les voies de circulation douce (vélo par exemple) pour mieux accéder au centre ville.

Si bien entendu, nous sommes favorables au développement des voies en circulation douce avec un maillage cohérent, nous considérons que le quartier de la gare doit posséder un minimum de services et d’infrastructures et non pas devenir un quartier uniquement de passage et « dortoir ».

Trois mille habitants, une gare régionale, et une zone économique, sont autant d’atouts qui nous poussent à demander une infrastructure minimale de services.

Certes, les centre ville doivent être maintenus mais aujourd’hui les villes dans notre région francilienne sont imbriquées les unes aux autres et parfois certaines particularités, telles que celles décrites plus haut, entraînent une centralité dans des quartiers.

Par ailleurs ce projet est intercommunal. Laissons le centre ville aux communes d’Ermont et d’Eaubonne et affichons la carte intercommunale sur ce quartier.

L’implantation future par exemple des services de Val et Forêt sur le quartier plutôt que dans le centre ville d’Ermont serait être un signe fort de cette démarche, montrant ainsi une volonté d’évolution en « intercommunalité » de ce quartier, ce qui nous semble très important, car répondant aux caractéristiques locales et à la modernité.

5) MAINTIEN DU TISSU PAVILLONNAIRE

Nous nous interrogeons sur l’excroissance de la zone U 2 sur la Zone U 1 (rue du grand grill, rue de la gare, rue des Faillettes).

En effet, pourquoi ne pas avoir prolongé la séparation U 2 et U 1 matérialisée par la rue du grand grill jusqu’aux ponts SNCF. La zone U 1 est à dominante pavillonnaire. La zone U 2 est un secteur où l’habitat collectif domine.

Cette « verrue » U 2 dans cette surface pourrait, dans les années futures, voir émerger un habitat collectif qui entamerait la dominante pavillonnaire de ce secteur.

Nous demandons donc l’intégration de la surface située entre les rues du grand grill, des Faillettes et de la Gare actuellement en U 2 en U 1.

6) STATIONNEMENT

Le stationnement est un problème majeur de notre époque.

Autant nous comprenons les efforts déployés par la commune pour améliorer la situation (zones de stationnement, amélioration du réseau de bus, voie en site propre prévue à la gare,) autant nous ne comprenons pas la décision de ne réserver qu’1,5 place de stationnement aux futurs résidents, alors que sur la plupart du territoire communal, le nombre de places prévu par habitation est de 2.

Il est probable qu’une grande majorité des nouveaux résidents fassent partie de catégories socioprofessionnelles favorisées et qu’un logement comptera au moins deux voitures.

Limiter le nombre de places de stationnement à 1,5 place correspond à programmer dès maintenant une saturation de voitures en stationnement sur l’ensemble du quartier.

7) NUISANCES SONORES

Le projet fait allusion aux nuisances aériennes et précise qu’un plan d’exposition au bruit est actuellement à l’étude. Aujourd’hui, ce plan a été modifié.

Nous demandons que les modifications soient prises en compte dans le PLU.

Par ailleurs, Ermont est une ville traversée par de nombreuses voies ferrées. Les nuisances sonores liées à ce trafic sont à peine mentionnées.

Nous demandons que cet aspect soit renforcé et rejoigne les priorités environnementales de la commune.

8) HAUTEUR DE CERTAINES CONSTRUCTIONS

L’article 10 est relatif à la hauteur des constructions et son alinéa 2 à la hauteur maximum.

Pourquoi la zone U 5 ne reprend t-elle pas la spécificité d’une construction d’un dernier étage en retrait alors que l’on retrouve cette possibilité dans les descriptifs des autres zones ?

9) ACTUALISATION DU PLAN

Nous demandons que le projet de PLU soit présenté sur un plan actualisé.

Deux exemples sur le quartier : le raccordement rue C. Bernard et rue Jaurès par un rond point n’est pas inscrit, et l’absence d’un nouveau pavillon situé rue du grand grill.

10) CONCERTATION

La concertation sur le projet de PLU s’est limitée à une réunion de présentation avec l’ensemble des personnes publiques et associées et à la remise du projet à ces mêmes personnes.

Nous pensons qu’à l’issue de cette période d’étude de trois mois, une nouvelle réunion de concertation serait la bienvenue.

Le Président de l’association

Jean Luc MOULY

Post scriptum : Si nous sommes convaincus que la clinique Claude Bernard est une clinique importante, nous ne pensons pas qu’il soit envisagé qu’elle devienne la plus importante de France comme vous l’indiquez dans le rapport de présentation page 47.





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